Dans cette section, qui sera bientôt élargie, nos associations membres rendent compte de leurs actions et d’initiatives heureuses qui pourraient servir d’exemple.

Finlande : les traducteurs littéraires demandent une rémunération équitable

Comme le montre l’enquête (http://www NULL.ceatl NULL.eu/situation-actuelle/conditions-de-travail/?lang=fr) du CEATL, la Finlande figure parmi les pays d’Europe où il est le plus difficile de vivre d’une activité de traducteur littéraire. L’éditorial suivant du traducteur finnois Tarja Roinila est paru en mars 2009 sur le site finnois de critique littéraire Kiiltomato.net (http://www NULL.kiiltomato NULL.net/?cat=editorial).

Depuis cette date, la communauté des traducteurs littéraires finnois s’est liguée pour lancer une spectaculaire campagne de publicité afin de sensibiliser le public à leur situation : Kaijamari Sivill, actuel président de l’Association Finnoise de Traducteurs et d’Interprètes (http://www NULL.sktl NULL.net) (SKTL), et le traducteur Tarja Roinila sont intervenus ensemble dans un programme culturel de la radio nationale, en compagnie d’un représentant d’une maison d’édition ; Heikki Karjalainen, responsable de la section littéraire de SKTL, a été interviewé au cours d’un autre programme important à la radio ; Sivill et un représentant d’une autre maison d’édition ont pris part à un programme télévisé populaire. Les journaux se sont emparés de l’affaire.

Le public a réagi avec sympathie aux problèmes des traducteurs, et les éditeurs ont également manifesté de l’intérêt. Le grand journal finnois Helsingin Sanomat a publié un résumé en anglais. Ceci n’est que le dernier exemple de l’activisme organisé des traducteurs finnois. Leurs efforts prolongés ont conduit à ce que la traduction littéraire soit reconnue officiellement comme un art. En savoir plus (en anglais) » (http://www NULL.ceatl NULL.eu/wp-content/uploads/2010/09/Finland NULL.pdf)

Turquie : traductions en quête de nouveaux éditeurs

Il peut y avoir de nombreuses raisons pour qu’une traduction ne soit pas ou plus disponible pour les lecteurs intéressés. Quelquefois, la maison d’édition a fait faillite, ou bien une réédition ne semble plus rentable. Dans certains cas, des raisons commerciales (ou autres) conduisent un éditeur à ne pas publier le livre dés le début, et ainsi la traduction d’un livre commandée par l’éditeur et livrée par le traducteur peut être rangée dans un tiroir sans jamais être imprimée.

Afin que ces titres soient disponibles pour les lecteurs turcs, la Société Turque des Traducteurs Littéraires, Çevbir (http://www NULL.cevbir NULL.org), essaie de trouver de nouvelles maisons d’éditions pour les traductions de ses membres qui ne sont pas disponibles pour le public. Les membres de la Société qui le souhaitent peuvent envoyer des informations concernant le titre à l’adresse internet de Çevbir. Le site internet de Çevbir publie une liste (http://cevbir NULL.org/) régulièrement mise à jour de ces titres, en général accompagnée d’un résumé du livre et de son nombre de pages.

Les éditeurs qui désirent publier une de ces traductions peuvent contacter le bureau de Çevbir. A la condition que la maison d’édition respecte le contrat standard proposé par Çevbir, l’Association sert d’intermédiaire entre la nouvelle maison d’édition et le traducteur. Çevbir ne donne aucune garantie sur la qualité de la traduction. Une lettre (http://cevbir NULL.org/) expliquant aux éditeurs intéressés les conditions et la démarche à suivre est également disponible sur le site.

A ce jour, plus de 100 titres figurent sur le site de Çevbir ; cinq d’entre eux ont été (re)publiés par un autre éditeur ; onze autres titres sont actuellement à l’étude.