Conditions de travail

Avant 2007, personne n’avait pensé à rassembler à fin de comparaison des informations sur la situation économique et financière des traducteurs littéraires. Cependant, l’émergence des concepts de « dialogue interculturel » et « diversité culturelle » dans les politiques culturelles européennes a créé un besoin particulièrement urgent de données fiables concernant la situation sur le terrain. C’est pourquoi le CEATL a procédé à une étude détaillée sur les conditions qui déterminent les revenus des traducteurs. Nous avons l’intention de mettre à jour ces données tous les deux ou trois ans.

Les résultats de l’enquête initiale, publiés en décembre 2008, confirment les soupçons les plus alarmistes : nulle part en Europe, les traducteurs littéraires ne peuvent subsister dans les conditions que leur impose le « marché » ; dans de nombreux pays (dont certains des plus riches) la situation ne peut être décrite que comme catastrophique. C’est un sérieux problème social dans un continent qui s’enorgueillit d’être développé, multilingue et multiculturel, mais c’est avant tout un problème artistique et culturel majeur. Quelles seront les implications pour la qualité des échanges littéraires entre nos sociétés si les traducteurs littéraires doivent bâcler leur travail afin d’exister?

Liens de téléchargement (PDF):

  • « Une somme impressionnante de données comparatives » – Budapest Observer (http://www NULL.budobs NULL.org/index2 NULL.php?option=com_content&do_pdf=1&id=306)
  • « L’étude la plus déprimante sur la traduction dont j’aie jamais pris connaissance » – Three Percent (http://www NULL.rochester NULL.edu/College/translation/threepercent/index NULL.php?id=1732)