Le 15 décembre, l’association Authors Guild (https://www NULL.authorsguild NULL.org/industry-advocacy/glimpse-world-u-s-translators/), la plus ancienne et la plus importante organisation d’écrivains aux Etats-Unis, a publié les résultats d’une étude sur les traducteurs littéraires aux Etats-Unis. Cette étude, envoyée en ligne en avril 2017 et conduite en collaboration avec l’Association des traducteurs littéraires américains, la Division littéraire de l’Association des traducteurs américains, et le Comité de Traduction du PEN America, a collecté auprès de 205 traducteurs des renseignements sur le paiement, les royalties, le copyright, et d’autres aspects de la profession de traducteur littéraire. Elle a été préparée et analysée par les traducteurs Jessica Cohen et Alex Zucker, en lien avec le personnel de l’Authors Guild.

« La défense des traducteurs littéraires est extrêmement importante à nos yeux. Beaucoup de nos membres sont à la fois auteurs et traducteurs, et avec le nombre de traductions effectuées chaque année, dont de nombreux titres prestigieux, il est important pour nous de dresser un état des lieux, » déclare la présidente de l’Authors Guild, Mary Rasenberger, sur le site web de l’association. Les traducteurs membres travaillent aussi avec les juristes de l’association sur un contrat type pour la traduction littéraire ; ce contrat sera prêt au début de l’année prochaine et permettra d’incorporer les préoccupations des traducteurs dans le travail en cours sur les bonnes pratiques, Fair Contract Initiative.

L’enquête a confirmé des hypothèses ancrées depuis longtemps, tout en faisant la lumière sur de nouveaux problèmes.

  • Contrairement à la croyance selon laquelle les royalties sont rares pour les traducteurs, près de la moitié des interrogés disent négocier toujours ou habituellement des royalties dans leurs contrats. De même, plus de la moitié disent recevoir des paiements de royalties, et plus de la moitié de ceux dont les contrats ne stipulaient pas de royalties ont précisé que ce fait était dû au refus de l’éditeur.
  • Deux tiers des traducteurs disent conserver toujours ou habituellement leur droit d’auteur sur leur travail ; plus de la moitié de ceux qui ne le font pas ont précisé que ce fait était dû au refus de l’éditeur.
  • La moitié des interrogés qui traduisent de la prose (où les tarifs sont en général plus élevés que pour la poésie) déclarent recevoir 13 cents par mot ou plus – un peu plus que ce que les éditeurs du Royaume Uni sont prêts à payer, selon la Société des Auteurs. D’autre part, un nombre inquiétant des interrogés disent travailler pour des tarifs dérisoires de 7 cents ou moins par mot.
  • L’étude montre que la rémunération de la traduction littéraire n’a pas connu d’évolution significative ces cinq dernières années. Bien que 39% des interrogés disent consacrer plus de la moitié de leur temps de travail à la traduction ou à des tâches en rapport avec la traduction, seulement 17% déclarent que plus de la moitié de leurs revenus provient de cette activité.

Pour lire un résumé détaillé des résultats de l’enquête, accompagné de commentaires et recommandations, cliquez ici (https://www NULL.authorsguild NULL.org/wp-content/uploads/2017/12/2017-Authors-Guild-Survey-of-Literary-Translators-Working-Conditions NULL.pdf).

 

L’association Authors Guild publie les résultats d’une étude sur les conditions de travail des traducteurs littéraires aux Etats-Unis
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