Rapport PEN Biélorussie pour le CEATL

Minsk, 29 janvier 2021

Selon les données collectées et analysées par le Centre Pen biélorusse (https://pen-centre NULL.by/en/2021/01/28/bez-prava-na-kulturu-belarus-2020 NULL.html) depuis août 2020 jusqu’à la fin de l’année, le nombre de cas de répression dans la sphère culturelle en Biélorussie a augmenté rapidement pour atteindre le nombre de 568, avec 131 nouveaux cas recensés pour le seul mois de janvier. Parmi tous les cas, on compte au moins 131 écrivains, dont 7 sont également traducteurs littéraires. Ce sont Uladzimir Liankievič, Hanna Komar, Kanstancin Čaruchin, Alieś Žlutca, Siarž Miadzviedzieŭ et Alena Tracciakova.

Le 15 janvier, Volha Kalackaja a été arrêtée chez elle et amenée dans un commissariat où on lui a dit qu’elle était sous le coup d’une enquête criminelle. Kalackaja pourrait encourir 3 ans de prison si elle est condamnée selon l’article 342 du Tribunal criminel biélorusse, qui interdit «l’organisation et la préparation d’actions en violation flagrante de l’ordre public, ou la participation active à ces actions ».

Kalackaja a traduit des livres de Margaret Atwood, Virginia Woolf, Tennessee Williams et William Golding en biélorusse, et effectué des traductions pour des films ou des dessins animés. Depuis le début des protestations de masse en Biélorussie, après les élections présidentielles truquées d’août dernier,  Kalackaja a soutenu les manifestations pacifiques de son quartier. PEN America demande la libération immédiate de Volha Kalackaja (https://pen NULL.org/press-release/pen-america-demands-immediate-release-of-belarusian-translator-volha-kalackaja/?fbclid=IwAR0sOmVxST796sYUSFsRvulWqYJXrZZBiR2im_2MiYt_9BVdlBXNMPp8A4w).

Des informations circulent aussi sur des exclusions et du harcèlement dans les universités humanitaires. Plusieurs traducteurs et professeurs de traduction ont été renvoyés en janvier.

De plus, les éditeurs de littérature traduite les plus productifs Hienadź Viniarski (Editions Knihazbor) et Andrej Januškievič ( Editions Januskievic) ne peuvent plus exercer leur métier, puisqu’on leur a confisqué leur équipement et que leurs comptes ont été saisis par la police financière.

C’est malheureusement une répression totale qui sévit actuellement sur la culture, les médias, les entreprises sociales et la société civile en Biélorussie.

PEN Biélorussie et la société des traducteurs biélorusses ont besoin de la solidarité internationale pour Volha Kalackaja et les autres acteurs culturels subissant des détentions, jugements et persécutions injustes et illégaux.

Il existe plusieurs campagnes d’appels aux dons en faveur de la communauté de la culture et des arts biélorusses. Voyez  Donate (paypal.com) (https://emea01 NULL.safelinks NULL.protection NULL.outlook NULL.com/?url=https%3A%2F%2Fwww NULL.paypal NULL.com%2Fdonate%2F%3Fhosted_button_id%3D7V9UZ4PSAPAF2&data=04%7C01%7C%7Cc05911c1b32942188c1408d8c77acf56%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C637478677559416718%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C1000&sdata=emS8vpm%2FCNI1vMI7Ziezf9%2BFuhCcS58oEh97LQWbhvw%3D&reserved=0) et la campagne Save our Songs (https://emea01 NULL.safelinks NULL.protection NULL.outlook NULL.com/?url=https%3A%2F%2Fwww NULL.gofundme NULL.com%2Ff%2Fpxmvs-support-for-belarus%3Futm_source%3Dcustomer%26utm_campaign%3Dp_cp%2Bshare-sheet%26utm_medium%3Dcopy_link&data=04%7C01%7C%7Cc05911c1b32942188c1408d8c77acf56%7C84df9e7fe9f640afb435aaaaaaaaaaaa%7C1%7C0%7C637478677559416718%7CUnknown%7CTWFpbGZsb3d8eyJWIjoiMC4wLjAwMDAiLCJQIjoiV2luMzIiLCJBTiI6Ik1haWwiLCJXVCI6Mn0%3D%7C1000&sdata=D46xBu%2BbUcxHHV%2BZkLAafpe6WYqTf7uYgLnKhMRYXDE%3D&reserved=0).

Répression totale de la culture biélorusse en janvier 2021