Le 15 février 2016 un groupe d’universitaires, d’auteurs et de traducteurs a publié une lettre ouverte demandant aux traducteurs de ne pas soutenir le régime qatari et de se retirer du 7ème Colloque international de traduction, qui se tiendra les 28 et 29 mars 2016.

Cette lettre démontre que tout en s’efforçant de présenter une image d’oasis de créativité et de liberté – prix et traductions de littérature arabe servant à renforcer cette image – le Qatar maintient en prison le poète Muhammad Al-Ajami (plus connu sous le nom de Ibn al-Dheeb). Il est emprisonné depuis plus de quatre ans pour avoir récité un poème.

Les signataires avancent que l’Institut de traduction et d’interprétariat de l’université Hamad bin Khalifa, qui organise le colloque, fait « partie de la famille d’organisations Fondation du Qatar » qui « ne peut se targuer d’être démocratique, transparente, ni même non-gouvernementale. » Donc, concluent-ils, « être reçu par l’État du Qatar ne peut que servir à normaliser sa posture imméritée de mécène de la littérature arabe. »

Selon Amnesty International, Muhammad Al-Ajami est un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression de façon pacifique.

Vous pouvez consulter la lettre ouverte ici (https://freealajami NULL.wordpress NULL.com/).

Cliquez ici (https://www NULL.englishpen NULL.org/campaigns/qatar-join-the-call-to-free-al-ajami/) et ici (https://www NULL.amnesty NULL.org/en/latest/news/2015/11/qatari-authorities-must-free-poet-serving-15-year-jail-sentence/) pour plus de renseignements sur Al-Ajami.

Universitaires, auteurs et traducteurs appellent les traducteurs à se retirer du Colloque qatari de traduction
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