En 2010 le traducteur İsmail Yerguz et la maison d’édition Sel Yayınları, basée à Istanbul, ont été poursuivis en justice pour avoir contribué à diffuser des textes obscènes. Les ouvrages en question étaient les éditions turques de deux romans français : « Correspondance d’un Bourgeoise Avertie » par P.V. et « Les exploits d’un jeune don Juan » de Guillaume Apollinaire. Au cours de la troisième audience (http://www NULL.ceatl NULL.eu/fr/?p=1312) en décembre 2010, le traducteur et la maison d’édition, représentée par Irfan Sancı, ont été acquittés de toutes les charges.

Récemment, toutefois, la Cour Suprême d’Appel a annulé ce jugement et rouvert le procès devant la Deuxième chambre criminelle de première instance d’Istanbul. La première audience s’est tenue le 12 septembre 2013.

Au cours de l’audience des charges similaires contre l’éditeur turc d’une autre des oeuvres d’Apollinaire furent portées à l’attention de la cour : Les onze mille verges, publiées par Hades en 1999 qui à l’époque fut aussi accusé d’obscénité. En 2010, la Cour Européenne des droits de l’homme a établi que le verdict turc violait la liberté d’expression telle qu’elle est formulée dans la Déclaration européenne des droits de l’homme, et que la condamnation et l’interdiction imposées par la cour de Turquie étaient disproportionnées et vaines dans un pays démocratique. Il ressortit de l’audience du 12  septembre que le procès et la condamnation d’un autre titre du même auteur n’aurait pour seul résultat qu’une autre condamnation de la Turquie par la cour européenne des droits de l’homme.

La seconde audience est prévue pour le mardi 7 novembre 2013 à 10h30.

La cour d’appel de Turquie rouvre le procès contre le traducteur et l’éditeur d’Apollinaire
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