Selon un article (http://www NULL.juliemaroh NULL.com/) écrit par l’auteure française Julie Maroh, la poète et traductrice iranienne Sepideh Jodeyri est devenue la cible du conservatisme religieux des media iraniens.

Après son soutien public au « Mouvement vert » favorable à la démocratie, les travaux de Sepideh Jodeyri ont été bannis en Iran, et elle a dû publier à l’étranger sa traduction en farsi du roman de Julie Maroh Le bleu est une couleur chaude. Ce roman raconte le passage à l’âge adulte d’une jeune fille vivant une relation lesbienne. La traduction est publiée par Naakojaa (http://www NULL.naakojaa NULL.com/book/14215), une maison d’édition iranienne située à Paris.

À la suite du relâchement des restrictions culturelles instauré par le président iranien actuel, Sepideh Jodeyri a été autorisée à publier un petit volume de poèmes, Et etc., chez un éditeur indépendant de Téhéran. Lorsque cet éditeur a annoncé le lancement du livre dans un musée d’État en janvier dernier, le journal conservateur Raja News a réagi avec un article intitulé « Utilisation des ressources gouvernementales pour promouvoir un auteur pro-LGBT », qui mentionne le roman français et cite Sepideh Jodeyri, qui avait affirmé dans des interviews récentes vouloir faire prendre conscience des LGBTQ dans la société iranienne.

Après la reprise de cet article dans d’autres media et sur des sites web, les services de renseignement ont annulé le lancement de l’ouvrage. Le directeur du musée a perdu son emploi. L’éditeur de Téhéran risque de perdre sa licence.

Retrouvez plus d’informations ici (http://www NULL.juliemaroh NULL.com/wp-content/uploads/2015/02/Sepideh-Jodeyri NULL.pdf).

Les media conservateurs iraniens s’en prennent à Sepideh Jodeyri, traductrice d’un roman graphique lesbien français
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