Les traducteurs suédois sont parvenus à un accord avec le groupe d’édition suédois Bonnier, pratiquement un an jour pour jour après la dénonciation du contrat type entre l’Association des éditeurs et la section Traducteurs de l’Union des écrivains suédois.

Bonnier

Les négociations se sont poursuivies plus ou moins régulièrement à différents niveaux tout au long de l’année entre l’Union (http://www NULL.forfattarforbundet NULL.se/) et Bonnier. Elles portaient sur le projet de contrat de Bonnier, lequel a amené les Traducteurs à recommander à leurs adhérents de refuser toute commande de cette maison d’édition, la plus importante du pays. Le boycott a duré plusieurs mois à partir de la fin de l’année dernière. Il n’a été levé que lorsque la délégation de Bonnier a abandonné certaines de leurs clauses, comme le droit au « dernier mot » dans les traductions, la rémunération au forfait, et une durée contractuelle pour les droits de traduction assez floue. De nombreux traducteurs de renom ont refusé de tels contrats.

Le nouveau contrat s’appliquera à toutes les nouvelles commandes de traduction du groupe Bonnier, et sera réévalué par les parties au bout d’un an. Il stipule des tarifs minimaux de rémunération, et des tarifs différents pour la littérature adulte et jeunesse. Il n’y aura plus de rémunération au forfait, mais une rémunération additionnelle pour des formats spéciaux, et la durée du contrat sera liée à celle du droit de l’éditeur suédois de publier le livre en suédois.

Si ce contrat négocié avec la plus grande maison d’édition suédoise ne constitue pas un accord collectif pour le marché du livre dans son ensemble, il sera néanmoins un jalon important pour la profession lorsqu’on réfléchira à de nouveaux contrats pour remplacer l’ancien contrat type.

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Accord dans le long conflit sur les contrats en Suède
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