En novembre 2013, la direction générale de la Commission européenne pour l’Education et la Culture a rendu publics les résultats d’une étude de faisabilité menée à sa demande par le cabinet de conseil italien Consulmarc Sviluppo s.r.l. Cette étude est téléchargeable ici (http://eacea NULL.ec NULL.europa NULL.eu/llp/studies/study_suport_mobility_literary_translators NULL.php).

Le programme proposé, que les auteurs suggèrent de batister Mercurio, reposerait sur trois piliers :

  • des actions visant à favoriser les mobilités liées aux activités de traduction et de formation (résidences, ateliers, etc.) ;
  • des partenariats visant à favoriser les mobilités qui renforcent les capacités des organisations du secteur et leur permettent de tisser des réseaux ;
  • des actions complémentaires visant à favoriser la diffusion de l’information et des campagnes de sensibilisation.

Pour une expérimentation sur deux ans, le rapport recommande un budget de 4 799 000 euros, la Commission européenne participant à hauteur de 3 981 000 euros et les organismes partenaires à hauteur de 818 000 euros. Parmi ces partenaires, on compterait les collèges et associations de traducteurs, qui ont été étroitement associés à cette étude. Le CEATL (Martin de Haan), RECIT (Réseau Européen des Centres Internationaux de Traducteurs littéraires – Peter Bergsma), l’organisation Literature Across Frontiers (Alexandra Büchler) et les associations de traducteurs croate, allemande et irlandaise (Andy Jelčić, Holger Fock et Giuliana Zeuli) ont ainsi participé à une réunion d’experts durant deux jours en 2011 à Oderzo (Italie) et ont depuis régulièrement fourni des informations aux auteurs du rapport.

L’achèvement de cette étude (commandée en 2009) n’aura certes pas été sans mal, mais ses conclusions seront favorablement accueillies par le secteur. Le rapport montre en effet que les traducteurs littéraires remplissent une fonction cruciale dans les échanges culturels au sein d’une Europe multilingue et que la mobilité est pour eux un préalable essentiel qui leur permet de garder le contact avec la langue et la culture de leur langue-source. Reste donc à espérer que la Commission européenne (qui affirme régulièrement l’importance primordiale qu’elle accorde à la traduction littéraire) prendra les recommandations de cette étude à cœur et les mettra en œuvre.

Étude de faisabilité concernant les actions destinées à soutenir la mobilité des traducteurs
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