Partout, dans notre monde tourmenté, des gens élèvent la voix pour dénoncer les nombreux phénomènes qui sont à l’origine de tant de graves problèmes : le réchauffement climatique, l’accroissement des inégalités, la polarisation, les migrations, pour n’en citer que quelques-uns. La vaste communauté des traductrices et traducteurs, dont les traducteurs littéraires, n’a pas été en reste, même si les difficultés auxquelles elle est confrontée sont, il est vrai, d’une importance moindre.

Pourtant, élever la voix pourrait paraître contradictoire avec la nature même de notre profession. Ne sommes-nous pas soumis à ce que d’autres ont dit ?

Le dernier numéro de Contrepoint montre que les traducteurs, aux aussi, peuvent élever la voix, et ce de multiples manières.

– Comment traduire des mots comme negro en suédois dans le roman Lessico famigliare (Les Mots de la tribu) de Natalia Ginzburg ? Johanna Hedenberg détaille les valeurs et de positions qui s’opposent dans le débat sur la traduction de mots si politiquement chargés et démontre la liberté du traducteur.

Golda Van der Meer parle du rôle essentiel que les traducteurs travaillant vers et depuis le yiddish ont joué dans le renouveau de cette langue et sa survie.

– Magnea Matthíasdóttir raconte l’histoire d’une langue qui, en partie grâce à ses traducteurs, « s’élève » contre ses anciens colonisateurs en « islandisant » chaque mot et en les accueillant chez soi.

– Werner Richter relate le laborieux processus de la transposition autrichienne de la directive européenne sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique.

– Francesca Novajra dresse une longue liste d’initiatives prises par des associations de traducteurs de toute l’Europe au cours de l’année (covid) passée.

– Jennifer Croft et Mark Haddon racontent comment ils ont débuté leur campagne TraducteursEnCouverture, une initiative conjointe d’un traducteur et d’un écrivain pour susciter l’adhésion des éditeurs.

– Renate Birkenhauer rappelle comment la célèbre résidence de traducteurs à Straelen, en Allemagne, a été créée pour servir de lieu de rencontres entre collègues, de recherches et d’échanges d’idées.

Nous espérons que vous êtes là, nous espérons que ce numéro vous incitera à élever la voix, par le biais de la littérature ou de tout autre moyen que vous jugerez opportun.

La revue Contrepoint est gratuite. Pour télécharger le no 6 (et les précédents), cliquez ici.

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Contrepoint, la revue européenne des traducteurs littéraires est une publication en ligne du Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL) et paraît deux fois par an en anglais et en français.

Parution en ligne : Contrepoint No 6 – Les traducteurs élèvent la voix
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