Campagne espagnole « Auteurs invisibles » – Journée internationale de la traduction 2017 en Espagne

Le Ministère espagnol de la culture et de l’éducation a lancé la campagne « Autores invisibiles » (Auteurs invisibles) pour célébrer la Journée internationale de la traduction, soutenir les traducteurs et promouvoir leur visibilité. Cette initiative est le résultat d’efforts continus et constants de plusieurs associations de traducteurs (dont ACE Traductores (http://www NULL.ace-traductores NULL.org/)) pour une meilleure prise de conscience du travail essentiel accompli par les traducteurs.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/invisible-authors-spanish-campaign/spain-descubrealtraductor-okt17)

Cette campagne comprend la diffusion d’une vidéo dans de nombreux réseaux sociaux. Les principaux personnages apparaissant dans cette vidéo sont des traducteurs renommés comme Celia Filipetto (traductrice des romans d’Elena Ferrante et membre d’ACE Traductores et d’ACEC (http://www NULL.acec-web NULL.org/cat/default NULL.asp)), Gemma Rovira (traductrice de plusieurs titres de la série Harry Potter et membre d’ACE Traductores et d’APTIC), Marta Sánchez-Nieves (membre d’ACE Traductores et lauréate du Prix Esther Benitez l’an dernier), et David Jou (traducteur de Stephen Hawking et membre d’AELC (https://www NULL.escriptors NULL.cat/)). La vidéo s’accompagne d’une campagne sur Twitter #descubrealtraductor (« découvrez le traducteur »).

Espérons que de telles actions permettront une plus grande conscience de la traduction chez les lecteurs et une amélioration du statut des traducteurs.

Pour voir la vidéo, cliquez ici (https://www NULL.youtube NULL.com/watch?v=kPY_QFrvUnc&index=1&list=PLmAw6SZis81LI3osuxLJ7Kv156ngQ1m6U).

Vous pouvez aussi voir quelques-uns des interviews des traducteurs en cliquant ici (https://www NULL.facebook NULL.com/vidasextra/videos/251579762031986/), ici (https://www NULL.facebook NULL.com/vidasextra/videos/251201292069833/), et ici (https://www NULL.facebook NULL.com/vidasextra/videos/252269221963040/).

J’adore cet endroit ! – Journée internationale de la traduction 2017 à Varsovie

Comme les années précédentes, EUNIC Warszawa, la Représentation de la Commission européenne en Pologne, et l’Association polonaise des traducteurs littéraires (http://stl NULL.org NULL.pl/) ont célébré à Varsovie la Journée internationale de la traduction. Durant toute la journée, treize cours ont été donnés par des traducteurs renommés et expérimentés dans des lycées. Le soir, 130 personnes se sont retrouvées au Musée d’art moderne de Varsovie pour assister à une table ronde entre six traducteurs sur le thème « J’adore cet endroit ! » Des traducteurs de l’allemand, français, néerlandais et roumain ont lu et fait part de leurs réflexions sur des passages de leurs traductions qu’ils ont trouvés spécialement amusants, difficiles, drôles ou agréables à traduire, et ont révélé quels endroits cités dans les livres ils préféraient.

 

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/i-love-this-place-international-translation-day-2017-in-warsaw/02-10-2017-warszawa-fot-adam-burakowski)
Table ronde à Varsovie (Photo : Adam Burakowski)

Tour du monde de la traduction – Journée internationale de la traduction 2017 au Pays basque

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/around-the-world-in-translation/basque-country-logo)A l’occasion de la Journée internationale de la traduction, l’Association des traducteurs, correcteurs et interprètes de la langue basque (EIZI (http://www NULL.eizie NULL.eus/)) a lancé l’idée de faire traduire une phrase en basque dans le plus de langues possible.

Il s’agit de la phrase suivante, tirée d’un texte (Berbelitzenak (http://www NULL.eizie NULL.eus/en/Argitalpenak/alebereziak/grafikoa)) écrit par Anjel Lertxundi :

« Itzulpena ez da posible, baina itzulpenak bizi gaitu. »

Les participants ont envoyé 35 traductions dans 21 langues (voir ici (http://www NULL.eizie NULL.eus/en/Jarduerak/bestelako_egitasmoak/munduari_itzulia)). Un tirage au sort parmi les participants a permis au gagnant de gagner un exemplaire du livre.

La langue danoise à l’honneur à l’occasion de la Journée internationale de la traduction

Le 30 septembre, pour célébrer la Journée internationale de la traduction 2017, l’Association des traducteurs danois (http://danskforfatterforening NULL.dk/) accueillera une conférence à Copenhague sur le thème « Nuances du danois : renouvellement et/ou appauvrissement ». Il y aura aussi une foire des traducteurs, des ateliers, des tables rondes sur le sous-titrage de la série norvégienne Skam, la traduction d’Astérix, le langage du marketing, les mots comme œuvres d’art, et un débat sur la question « Qui détermine la langue ? »

Comme c’est maintenant la tradition depuis sept ans, la Journée internationale de la traduction permet de mettre en contact des traducteurs de domaines variés, notamment des traducteurs agréés par l’état, des interprètes, sous-titreurs, étudiants et chercheurs dans le domaine de la traduction, et des traducteurs littéraires. Les organisateurs attendent environ 140 participants, et la manifestation est gratuite et ouverte à tous.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/danish-language-in-focus-on-international-translation-day/danmark-translationsday-poster_h-dag2017)

Appel à candidatures : résidences à Prague et Brno

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/call-for-applications-residential-program-in-prague-and-brno/czech-republic-logo-sept17)Les traducteurs du tchèque sont de nouveau invités à visiter la République tchèque le printemps prochain. Le Centre littéraire tchèque offre des résidences à Prague et à Brno pouvant durer jusqu’à 4 semaines. Les traducteurs en résidence pourront ainsi rencontrer leurs auteurs, se familiariser avec la culture et la littérature locales, et présenter leur travail dans des lieux aussi prestigieux que la bibliothèque Vaclav Havel.

Date limite pour l’inscription : 25 octobre 2017.

Pour plus d’information, cliquez ici (http://www NULL.czechlit NULL.cz/cz/vyberove-rizeni-na-jarni-rezidencni-pobyty-ceskeho-literarniho-centra-v-praze-a-brne-vyhlaseno/).

Pour des renseignements sur les bourses et la promotion de la littérature tchèque à l’étranger, cliquez ici (http://www NULL.culturenet NULL.cz/en/Czech-in/literature/grants-for-publishing/).

Semaine de St Jérôme en Allemagne

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/german-translators-started-st-jeromes-week-in-hamburg/germany-weltlesebuhne-logo)La « Semaine de St Jérôme » allemande a débuté à Hambourg le 25 septembre au soir, lorsque des traducteurs anonymes rassemblés en groupe de thérapie ont fait leur « outing » en tant qu’accros au homard, à la beauté, au sang, à la musique et aux bananes au Nachtasyl de Hambourg, en lisant de courts passages de leurs traductions.

La semaine s’est poursuivie avec une cinquantaine de lectures, discussions et présentations de « traducteurs transparents » dans une douzaine de villes allemandes et à Zurich, ainsi que dans 7 Instituts Goethe à Alexandrie, Amsterdam, Le Caire, Kiev, Nanjing, Beijing, et Taschkent.

Pour plus d’information, cliquez ici (http://weltlesebuehne NULL.de/hieronymustag-2017 NULL.html).

15ème édition des « Journées de la traduction littéraire » (29 septembre-1er octobre 2017, Rome, Italie)

Les quinzièmes Giornate della Traduzione Letteraria (Journées de la traduction littéraire) se tiendront au Link Campus University de Rome, en Italie, du 29 septembre au 1er octobre 2017.

Cette année, le symposium organisé par Stefano Arduini et Ilide Carmignani sera consacré aux perspectives de l’édition. Parmi les invités d’honneur on trouve notamment Nicola Lagioia, écrivain et directeur de la Foire du Livre de Turin, le poète Valerio Magrelli et le linguiste Luca Serianni.

Pour plus d’information (en italien), cliquez ici (http://traduzione-editoria NULL.fusp NULL.it/giornate-traduzione-letteraria) et ici (https://www NULL.facebook NULL.com/GiornateTraduzioneLetteraria/).

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/15th-edition-of-days-of-literary-translation-29-september-1-october-2017-rome-italy/italy-days-sept17)
Le lieu du symposium : Casale di San Pio V à Rome

Deux traducteurs parmi les défenseurs des droits humains à Istamboul

Le 5 juillet 2017, dix défenseurs des droits humains issus de différentes organisations internationales qui participaient à un atelier sur l’île de Büyükada, à Istamboul, ont été arrêtés. Deux d’entre eux, İdil Eser et Özlem Dalkıran, sont également traductrices. Elles sont toutes deux membres de l’Association des traducteurs de Turquie. (Çevirmenler Birliği, ÇEVBİR).

Cet atelier à Istamboul, auquel assistaient huit défenseurs des droits humains de Turquie et animé par deux facilitateurs venus respectivement d’Allemagne et de Suède, était une réunion de routine destinée à assister les défenseurs des droits humains dans leurs activités.

Le 10 et 11 juillet 2017, la police a procédé à des fouilles dans les maisons des militants détenus, et a annoncé avoir saisi des clés USB et des disques durs, ainsi que d’autres équipements électroniques. Malgré le caractère secret de cette enquête, une campagne diffamatoire a été menée à l’encontre des militants dans certains organes des media turcs, et dans certains réseaux sociaux, les traitant d’espions.

Le 18 juillet 2017, les militants ont été accusés d’ « aide à une organisation terroriste armée. » Depuis, İdil Eser, Özlem Dalkıran, et les autres participants à l’atelier sont détenus dans des prisons d’Istamboul dans des conditions très strictes. Les dix défenseurs des droits humains emprisonnés rejettent ces accusations.

Ils sont toujours en prison et la date du procès n’est toujours pas connue. Il n’y a pas eu non plus d’inculpation, ce qui constitue une violation des droits inacceptable. Pour la campagne en faveur de la libération des défenseurs des droits humains, cliquez ici.

İdil Eser est depuis longtemps traductrice free lance (livres). Elle a aussi travaillé dans différentes organisations de la société civile en Turquie, dont la Fondation d’histoire, l’Assemblée des citoyens d’Helsinki, et Médecins sans frontières. Elle est présidente d’Amnesty International Turquie depuis 2016.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/two-translators-among-arrested-human-rights-defenders-in-istanbul/turkey-idileser-2-sept17)
İdil Eser

Özlem Dalkıran est traductrice free lance, auteure et activiste. En dehors de son travail de traductrice, elle œuvre en faveur des droits humains dans de nombreuses organisations comme Amnesty International Turquie, dont elle a été présidente pendant deux mandats, et l’Assemblée des citoyens d’Helsinki. Récemment, Özlem Dalkıran, qui est membre du Comité international du Prix Hrant Dink, a travaillé comme coordinatrice dans le réseau de media indépendant Bianet.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/two-translators-among-arrested-human-rights-defenders-in-istanbul/turkey-ozlemdalkiran-sept17)
Özlem Dalkıran

Appel à candidatures : Résidences d’artistes en Autriche (date limite : 18 septembre 2017)

En coopération avec KulturKontakt Autriche, la Chancellerie Fédérale d’Autriche offre 50 résidences d’artistes en Autriche (Vienne et Salzburg) pour 2018.

Les traducteurs devront avoir publié au moins deux traductions et obligatoirement traduire de la littérature autrichienne dans une autre langue. Les résidents pourront ainsi se familiariser avec la scène artistique autrichienne et l’environnement culturel, et rencontrer des artistes autrichiens. Ils devront mener à bien un projet pendant leur séjour et rédiger un rapport à la fin de la résidence.

Cette offre est ouverte aux artistes venant de l’étranger nés après le 31 décembre 1977 qui ont terminé leur formation. Les candidats seront choisis par des jurys d’experts dans les secteurs concernés.

Les candidatures seront envoyées sur la plateforme en ligne des Artistes en résidence, cliquez ici (https://work NULL.artists-in-residence-austria NULL.at/).

Date limite : 18 septembre 2017.

Pour plus de détails, cliquez ici (http://www NULL.artists-in-residence-austria NULL.at/).

Publication du « Rapport sur la valeur économique de la traduction de livres » en Espagne

ACE Traductores (http://ace-traductores NULL.org/) (Espagne) a présenté un Rapport sur la valeur économique de la traduction de livres, préparé par l’agence de conseil AFI et financé par le Ministère de la culture et CEDRO, le principal Centre espagnol des droits de reproduction.

L’objectif principal de ce rapport est de « vérifier, connaître et quantifier la valeur économique de la traduction de livres en Espagne, en tenant compte non seulement du nombre de publications mais aussi du nombre total des ventes, dont on peut présumer, en l’absence de statistiques, que l’impact est plus important. »

Voici quelques résultats de cette étude.

La proportion de titres traduits mis sur le marché chaque année varie entre 16% et 27%. Selon le rapport, ce chiffre correspond à 35% du chiffre d’affaires annuel des maisons d’édition, c’est-à-dire environ 294 millions d’euros. Cependant, en raison de la diminution de leur rémunération, les traducteurs ont vu leur pouvoir d’achat baisser considérablement.

A peu près 75% du marché de l’édition est contrôlé par 10 maisons ou groupes d’édition. Ce sont eux qui commandent la plupart des traductions, et donc les contrats qu’ils proposent offrent peu de place à la négociation. Ils peuvent procéder ainsi parce qu’il y a bien plus de traducteurs que de travail.

Le rapport révèle aussi l’existence d’une surprenante opacité du marché : les traducteurs doivent accepter de bonne foi la reddition des comptes fournie par l’éditeur. Trop souvent, les traducteurs sont dans l’obligation de la réclamer, car il est très probable que la clause sur les droits figurant au contrat a été violée.

Dans ses conclusions, l’agence de conseil fait quelques recommandations visant à garantir la conformité avec la législation actuelle, et à permettre de meilleures performances de la part d’un secteur aussi important pour l’économie espagnole.

Pour lire et /ou télécharger le livre blanc, cliquez ici (https://www NULL.dropbox NULL.com/s/ocsycg5olvcrgj8/Informe%20del%20valor%20econ%C3%B3mico%20de%20la%20traducci%C3%B3n%20editorial NULL.pdf?dl=0) (en espagnol).

D’autres infos sur ce sujet, en anglais (https://slator NULL.com/industry-news/the-plight-of-spains-literary-translators/) ou italien (http://www NULL.giornaledellalibreria NULL.it/news-mercato-quanto-vale-la-traduzione-editoriale-in-spagna-3076 NULL.html).

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/publication-of-the-report-on-the-economic-value-of-book-translation-in-spain/spain-report-aug17)
Oscar Sáenz de Santamaria, directeur général de l’Industrie espagnole du livre (centre gauche) et Carlos Fortea, président de l’association espagnole ACEtt (centre droit) lors de la présentation du rapport à Madrid

Appel à candidatures : bourses pour la traduction et la promotion internationale de la littérature et de textes philosophiques catalans

L’Institut Ramon Llull (http://www NULL.llull NULL.cat/catala/home/index NULL.cfm) a lancé un appel à candidatures pour des bourses pour la traduction et la promotion internationale de la littérature et de textes philosophiques catalans.

Les candidatures pour des activités de promotion de la littérature catalane et aranaise devront être envoyées au plus tard le 26 septembre 2017. Pour plus d’information sur les conditions d’attribution et la marche à suivre, cliquez ici (http://www NULL.llull NULL.cat/english/subvencions/promocio_literatura_intro NULL.cfm).

Les candidatures pour une bourse pour la traduction d’œuvres originales de littérature et philosophie catalanes devront être envoyées au plus tard le 24 octobre 2017. Pour plus d’information sur les conditions d’attribution et la marche à suivre, cliquez ici (http://www NULL.llull NULL.cat/english/subvencions/traduccio_literatura_intro NULL.cfm).

Les Traducteurs littéraires vers l’espagnol unissent leurs objectifs de chaque côté de l’Atlantique

Depuis quelques mois, plusieurs associations nationales de traducteurs littéraires vers l’espagnol – Mexique, Colombie, Argentine et Espagne – unissent leurs efforts pour améliorer les conditions de travail de leurs membres d’Amérique latine, pour contribuer au prestige de la profession et au développement de la culture en échangeant informations, expérience et savoir, et aussi pour promouvoir des programmes communs de formation.

Une déclaration d’intention a pu ainsi être signée en avril dernier à Buenos Aires. Nos collègues espagnols étaient représentés par Carlos Fortea, président de ACE Traductores (http://www NULL.ace-traductores NULL.org/).

Cette déclaration (en espagnol) est disponible en cliquant sur ce lien (http://ace-traductores NULL.org/node/845).

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/literary-translators-into-spanish-joining-objectives-on-both-sides-of-the-atlantic/spain-latin-juli17)
De gauche à droite : Estela Consigli, vice-présidente de AATI, Carlos Fortea, président de ACE Traductores, Lucila Cordone, secrétaire de AATI, Marita Propato, présidente de AATI.

L’organisation de gestion collective autrichienne gagne en justice contre Amazon

En 2007, le groupe Amazon a refusé de payer une redevance pour la copie privée sur la vente en ligne de supports d’enregistrement à des clients en Autriche. Amazon a été attaquée en justice par l’organisation de gestion collective autrichienne Austro-Mechana (http://www NULL.akm NULL.at/) et jugée passible par la Cour européenne de justice de payer la redevance. Toutefois la Cour a renvoyé le cas à la juridiction autrichienne afin qu’elle détermine les critères de distribution de cette redevance.

En Autriche, 50% des fonds générés par la redevance sur la copie privée sont distribués à des détenteurs individuels des droits, tandis que les 50% restants sont utilisés à des fins sociales, culturelles ou d’éducation, c’est à dire pour toutes sortes de projets initiés par des particuliers ou des institutions. Lorsque le Tribunal de première instance a conclu que pour un certain nombre de raisons Amazon n’avait pas à payer la redevance, c’est une importante source de financement des arts et de la culture ainsi que tout le système de gestion collective autrichienne qui ont été mis en danger.

Heureusement, au printemps 2017 la Cour suprême autrichienne a confirmé qu’Amazon était bien passible de payer la redevance sur la copie privée pour tous les types de supports d’enregistrement (y compris les téléphones portables) et que le système autrichien de gestion collective était en accord avec la législation nationale et européenne.

L’arrêté du jugement peut être consulté ici (https://tinyurl NULL.com/yb2tuu9g) (en allemand).

Le contrat type suédois pour les traducteurs est résilié, de nouvelles stratégies se mettent en place

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/swedish-model-contract-for-translators-terminated-new-strategies-in-the-making/sweden-oversattareloggahemsidan)L’Union des écrivains suédois (http://www NULL.forfattarforbundet NULL.se/) et l’Association des éditeurs suédois se sont mis d’accord sur un contrat type de traduction il y a plusieurs décennies. Ce contrat a été renégocié à plusieurs reprises, mais en général il a été respecté et utilisé presque à chaque fois que les éditeurs ont eu recours à des traducteurs littéraires, que le traducteur ou l’éditeur ait été membre des organisations signataires ou pas. En principe, le contrat garantissait au traducteur une rémunération pour son travail à la remise du manuscrit et une autre rémunération au titre de droits moraux ou d’auteur lors des nouvelles éditions sur des termes différents pour des formats différents. Si le livre n’avait pas été réimprimé dans les huit ans le traducteur pouvait reprendre gratuitement ses droits sur sa traduction.

Il y a environ deux ans, l’Union et l’Association ont entamé de nouvelles négociations pour réviser le contrat type. Celles-ci ne progressaient pas vite et n’étaient pas très constructives, s’enlisant souvent dans des discussions sans fin sur la législation fiscale et son impact sur la rémunération du traducteur. A la fin, l’Union a dû refuser une offre des éditeurs qui signifiait en pratique une baisse de leurs rémunérations et pas de rémunération pour les nouvelles éditions.

Deux mois plus tard, l’Association des éditeurs suédois a dénoncé le contrat type. Il prendra fin dès la fin du mois de juin.

La section traducteurs de l’Union des écrivains a recommandé à ses membres ainsi qu’aux éditeurs de s’en tenir à l’ancien contrat type, parce qu’il a été utilisé pendant de nombreuses années, que chacun sait comment l’utiliser et que ses termes sont à peu près justes pour les deux parties. On lui a indiqué que tous les éditeurs n’accepteraient pas cette proposition. Au contraire, les éditeurs essaient de mettre en place de nouveaux modèles de contrat dans leurs négociations avec les traducteurs isolés.

La section traducteurs de l’Union des écrivains travaille en ce moment à élaborer des stratégies pour faire face à la nouvelle situation du marché.

Pour obtenir le texte du contrat type désormais résilié, cliquez ici (http://oversattarsektionen NULL.se/avtalsalfabetet#agreement).

Bourse de résidence pour les traducteurs de littérature islandaise (date limite 1er octobre 2017)

Le Centre de littérature islandaise et l’Union des écrivains d’Islande offrent des bourses de résidence (http://www NULL.islit NULL.is/en/grants/) pour les traducteurs de littérature islandaise. Les candidats retenus obtiendront des résidences de deux à quatre semaines à Gunnarshús, la résidence des écrivains à Reykjavik, en 2018, excepté de juin à août.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/residency-grants-for-translators-of-icelandic-literature-deadline-1-october-2017/iceland-gunnarshus-3)
Gunnarshús, la maison blanche au milieu

La bourse comprend le voyage, le logement et une somme de 30 000 ISK par semaine, pour couvrir les dépenses durant le séjour.

La date limite pour l’inscription à la prochaine session est le 1er octobre 2017.

Le formulaire d’inscription en ligne sera disponible ici (https://form NULL.islit NULL.is/) quatre semaines avant la clôture des inscriptions.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/residency-grants-for-translators-of-icelandic-literature-deadline-1-october-2017/iceland-gunnarshus-2)
l’intérieur de Gunnarshús

L’École européenne de traduction littéraire démarre avec un stage d’été : la formation du professeur de traduction littéraire (Rome, du 12 au 15 septembre 2017)

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/european-school-of-literary-translation-starts-off-with-summer-school-training-the-teacher-of-literary-translation-rome-12-15-september-2017/petra-logo-eslt-juni17)Fondée depuis peu, l’École européenne de traduction littéraire a pour but de soutenir la traduction littéraire professionnelle en créant une infrastructure pan-européenne durable pour l’éducation des professeurs de traduction littéraire. L’ESLT contribuera à l’amélioration de la qualité des traductions littéraires et par là même, à la promotion de la diversité culturelle et littéraire européenne et à l’idéal européen d’une culture européenne partagée.

Quatre organismes partenaires participent à l’ESLT : le Centre britannique pour la traduction littéraire (BCLT (http://www NULL.bclt NULL.org NULL.uk/)), le Centre d’expertise pour la traduction littéraire (ELV (http://literairvertalen NULL.org/)), le Campus Link (http://linkinternational NULL.eu/) de l’Université de Rome et la Fondation San Pellegrino (Fusp (http://www NULL.fusp NULL.it/)). Cette collaboration découle du réseau PETRA-E, un réseau européen d’institutions dédié à l’éducation et la formation des traducteurs littéraires.

L’ESLT démarrera avec un stage d’été intitulé « La formation du professeur de traduction littéraire » qui se déroulera à Rome du 12 au 15 septembre 2017.

Ce stage rassemblera 20 traducteurs et enseignants venus de toute l’Europe et passionnés par l’enseignement de la traduction littéraire. Le programme de 3 jours sera constitué de conférences, débats, séminaires, ateliers et séances de tutorat individuel. Les sujets étudiés seront la révision et la reprise de traductions, l’évaluation et la notation, et le rôle de la théorie de la traduction dans un cursus pratique. L’ESLT mettra en œuvre le Cadre pour l’éducation et la formation des traducteurs littéraires élaboré par PETRA-E.

Les candidats seront choisis parmi :

  • Des traducteurs littéraires confirmés
  • Des enseignants dans les programmes internationaux de traduction littéraire ou des débutants intéressés par l’enseignement
  • Des professeurs motivés désireux de professionnaliser leurs capacités pédagogiques dans le domaine de la traduction littéraire.

Procédure d’inscription : les candidats au stage d’été de 2017 seront sélectionnés par les quatre organismes participants.

Pour plus de renseignements sur ce programme, cliquez ici (http://traduzione-editoria NULL.fusp NULL.it/european-school-of-literary-translation).

Pour plus de renseignements sur les modalités d’inscription, envoyez un e-mail à estl@fusp.it (estl null@null fusp NULL.it)

Date limite d’inscription : 23 juin 2017

Soutien accru pour les traductions de la littérature tchèque

Le Ministère de la Culture de la République tchèque accroit son soutien à la publication de la littérature tchèque à l’étranger. Les termes du nouveau Programme de soutien permettent de récupérer jusqu’à 70% du coût total de la publication. Cette aide à la traduction d’un ouvrage complet comprend :

  • Une aide pour la traduction (jusqu’à 50% du coût total de la publication)
  • pour la conception de la couverture, graphisme, composition, impression (jusqu’à 50% du coût total de la publication)
  • pour les droits (jusqu’à 15% du coût total de la publication)
  • pour la promotion (jusqu’à 25% du coût total de la publication)

Elle concerne la poésie, la prose, la littérature jeunesse et jeunes adultes, la bande dessinée, le théâtre, les essais, etc. Priorité est donnée à la littérature contemporaine. La langue source est le tchèque, et il n’y a aucune restriction concernant les langues cibles.

Dates limites pour 2018 : 15 novembre 2017 et 15 avril 2018.

Pour plus de renseignements, cliquez ici (https://www NULL.mkcr NULL.cz/literature-and-libraries-1123 NULL.html?lang=en).

Appel à communications : Colloque international sur Samuel Beckett – Littérature et Traduction (Caceres, Espagne, 12-13 avril 2018)

Les 12 et 13 avril 2018, le Département d’anglais de l’Université d’Estrémadure à Caceres en Espagne organisera un colloque international sur la présence de Beckett dans la vie culturelle espagnole au long des soixante dernières années, spécialement sur les restitutions en espagnol de son œuvre.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/call-for-papers-international-conference-on-samuel-beckett-literature-and-translation-caceres-spain-12-13-april-2018/olympus-digital-camera-21)
Samuel Beckett

Même si la quasi-totalité de ses romans, œuvres dramatiques, textes en prose et poèmes ont été traduits en espagnol, la qualité de ces versions est très variable. De plus, la plupart des textes emblématiques sont désormais épuisés, tandis que d’autres ne se trouvent que dans des éditions très limités. Ce colloque sera l’occasion de débattre des traductions en espagnol des écrits de Beckett, afin que les conclusions des études présentées contribuent à la recherche future et à la réception de son œuvre.

Les propositions interdisciplinaires, en espagnol, français ou anglais, sur les sujets suivants (mais pas exclusivement) sont les bienvenues :

  • Traductions des œuvres de Beckett en espagnol et d’autres langues de la péninsule : analyse des cas particuliers et état des arts.
  • Samuel Beckett et le bilinguisme dans son œuvre.
  • Samuel Beckett et l’auto-traduction en anglais et français.
  • Réception de Samuel Beckett en Espagne.
  • Censure de l’œuvre de Samuel Beckett en Espagne.
  • Tendances de la critique dans l’interprétation de l’œuvre de Samuel Beckett.

Les propositions sont à envoyer à l’adresse suivante : samuel_beckett@unex.es (samuel_beckett null@null unex NULL.es) et doivent indiquer :

  • Le titre de la communication
  • Le nom du participant, son affiliation institutionnelle et son adresse mail
  • Un résumé de 200 à 300 mots.

Date limite pour l’envoi : 30 septembre 2017.

Pour plus de renseignements, cliquez ici (https://www NULL.ceatl NULL.eu/wp-content/uploads/2017/06/cfp_international_samuel_beckett_conference NULL.pdf).

L’ancienne présidente du CEATL Ros Schwartz reçoit le Prix du Mémorial John Sykes

Le 19 mai 2017, lors d’un dîner au Musée national du Pays de Galles à Cardiff, l’ancienne présidente du CEATL Ros Schwartz a reçu le Prix d’excellence du Mémorial John Sykes pour ses réalisations dans le domaine de la traduction.

L’Institut de traduction et d’interprétariat (http://www NULL.iti NULL.org NULL.uk/) (ITI) décerne ce prix à une personne ayant apporté une contribution exceptionnelle au monde de la traduction et de l’interprétariat sur une longue période. Pour Ros Schwartz, traductrice du français vers l’anglais, cette contribution inclut plus de 70 titres allant de la fiction, du théâtre et de la littérature jeunesse aux albums graphiques, en passant par de nombreux ouvrages de non-fiction.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/former-ceatl-president-ros-schwartz-receives-john-sykes-memorial-prize/uk-ros-schwarz-may17)
Ros Schwartz

Parmi les auteurs français et francophones traduits par Ros Schwartz, on compte Aziz Chouaki, Fatou Diome, Dominique Eddé, Hélène Gestern, Jacqueline Harpmann, Yasmina Khadra, Dominique Manotti, Julien Neel, Emmanuel Raynaud, Olivier Roy, Ousmane Sembène et Claudine Vegh.

Elle a publié une nouvelle traduction du célèbre classique de Saint-Exupéry, Le petit prince, (en lice pour le Prix Marsh 2013 de traduction de littérature jeunesse) et fait partie de l’équipe de Penguin Classics chargée de la retraduction en anglais des romans de Georges Simenon.

Elle a traduit récemment Sur ma mère (About my Mother, Telegram) de Tahar Ben Jelloun, Le crime de Jean Genet (The Crime of Jean Genet, Seagull) de Dominique Eddé, et à paraître Les foudres de Staline (Stalin’s Meteorologist, Harvill Secker, de Olivier Rolin.

Parallèlement à son travail de traduction, elle a siégé dans divers organismes littéraires et de traduction, en tant que Présidente du CEATL (2000-2009), Présidente du comité consultatif du Centre britannique pour la traduction littéraire (2005-2009) et Présidente de la commission traduction de l’association des écrivains English PEN de 2010 à 2014.

Ros Schwartz, qui a aussi contribué à des ouvrages et écrit des articles consacrés à l’art de la traduction littéraire, est co-fondatrice et directrice de l’école d’été de traduction littéraire de City University, Translate at City.

En 2009, elle a été nommée Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres pour ses services rendus à la littérature.

Le premier Lion de St Jérôme hongrois attribué aux éditeurs Magvető et Typotex

Saint Jérôme était un religieux érudit et traducteur de la Bible, à qui on doit la Vulgate, la première traduction en latin qui constitue la base des traductions actuelles de la Bible. La légende raconte qu’il a un jour enlevé une épine de la patte d’un lion, lequel devint son animal de compagnie.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/the-first-jeromes-lion-award-in-hungary-went-to-publishers-magveto-and-typotex/hungary-jerome-magveto)
Éditeur de l’une des maisons d’édition gagnantes, Magvető.

En décernant le Lion de Jérôme, l’Association hongroise des traducteurs littéraires (MEGY (http://www NULL.muforditok NULL.hu/)) suit l’exemple de l’Association polonaise des traducteurs littéraires en adaptant le modèle des bonnes pratiques au marché hongrois. Le but de la MEGY et de récompenser les éditeurs qui, malgré l’adversité du marché, combattent comme des lions pour défendre les royalties et les droits des auteurs et traducteurs, et pour établir une confiance mutuelle entre traducteurs et éditeurs. La MEGY est convaincue que de bons niveaux professionnels sont assurés grâce à des publications et des traductions de qualité, une communication transparente, une négociation constructive avec les traducteurs, des accords et des contrats satisfaisants, et une relation traducteur/éditeur établie sur des bases fermes. Le respect du travail des auteurs et des traducteurs garantit la qualité des livres que nous lisons.

Ce prix est décerné chaque année à un éditeur choisi grâce à une enquête menée parmi les membres de la MEGY, lors d’une cérémonie spéciale. Les récipiendaires peuvent indiquer « Lauréat du Prix Lion de Jérôme – MEGY 201X » sur leurs publications.

Il a été remis pour la première fois lors du Festival international du livre 2017 de Budapest, Hongrie, d’après les votes des adhérents de la MEGY, aux deux maisons d’édition Magvető (http://www NULL.magveto NULL.hu/) et Typotex (http://www NULL.typotex NULL.hu/).