STRADE demande une fondation d’état pour soutenir la traduction littéraire, et d’autres nouvelles d’Italie

L’automne a été bien rempli pour l’Union italienne des traducteurs littéraires STRADE (http://www NULL.traduttoristrade NULL.it/).

Intitulé « Lost (and found) in Translation”, le Festival des Littératures migrantes (http://www NULL.festivaletteraturemigranti NULL.it/), dont l’association a été l’un des partenaires principaux, s’est tenu au début du mois d’octobre à Palerme (Sicile) et a accueilli une série de manifestations liées à ce thème. Une réunion publique avec des représentants du ministère italien de la Culture, l’association des éditeurs indépendants ODEI, la municipalité de Palerme et STRADE a ouvert le festival en présentant la proposition (http://www NULL.traduttoristrade NULL.it/2017/strade-rilancia-la-proposta-di-un-fondo-a-sostegno-della-traduzione-editoriale/) de cette dernière d’établir une fondation d’état pour soutenir la traduction (comme c’est le cas dans de nombreux pays). Il y eut aussi un débat sur le rôle (caché) des traducteurs littéraires, un autre sur la traduction de la littérature post-coloniale, un dialogue stimulant avec Moshe Kahn et Fabio Pedone sur « traduire l’intraduisible », et une joute de traduction entre Laura Cangemi et Alessandro Bassini, qui ont présenté leur version d’une nouvelle de l’auteur suédois Jonas Hassen Khemeri.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/strade-demands-state-foundation-for-the-support-of-literary-translation-and-other-news-from-italy/italy-eng-nov17-palermo)
Le Festival des Littératures migrantes

Plus tard dans le courant du mois, STRADE a accueilli à Rome un groupe de travail du CEATL sur les droits d’auteur. Le 19 octobre, une manifestation publique sur les droits et les conditions de travail des traducteurs littéraires en Europe s’est tenue à la Casa delle Traduzioni (http://www NULL.comune NULL.roma NULL.it/pcr/it/bib_casa_trad_en NULL.page). Les intervenants, Morten Visby et Rafał Lisowski, se sont concentrés particulièrement sur deux études de cas, au Danemark et en Pologne respectivement. La discussion qui a suivi a également porté sur des problèmes communs aux traducteurs dans de nombreux pays et a été très appréciée.

En décembre, la traduction sera de nouveau à l’honneur lors de la foire du livre de Rome « Più Libri Più Liberi (http://www NULL.plpl NULL.it/) ». STRADE organisera une table ronde avec des représentants des institutions et des éditeurs traitant de sa motion pour un fonds d’état pour la traduction, et une joute de traduction du conte de Dickens A Christmas Carol entre Federica Aceto et Riccardo Duranti. D’autres manifestations liées à la traduction auront lieu dans les locaux de la Casa delle Traduzioni, dont le lancement de la nouvelle édition du Vademecum de STRADE (un guide légal et fiscal pour les traducteurs) avec Sandra Biono et Elisa Comieto et une table ronde sur le « Consulta sul diritto d’autore » (Conseil sur les droits d’auteur), organisée par Biblit (http://www NULL.biblit NULL.it/).

Première du documentaire sur Mette Holm, la traductrice en danois de Murakami, lors du festival IDFA (Amsterdam le 17 novembre 2017)

Le cinéaste Nitesh Anjaan a réalisé un documentaire sur Mette Holm, qui traduit en danois l’œuvre de l’écrivain japonais Haruki Murakami depuis de nombreuses années: Dreaming Murakami (https://www NULL.idfa NULL.nl/nl/film/62075d91-295b-4171-ae39-b739672c9381/dreaming-murakami). Ce regard sur la vie de Holm la suit dans un voyage au Japon alors qu’elle travaille sur la traduction de Kaze no uta o kike (Ecoute le chant du vent), le premier roman de l’écrivain célèbre dans le monde entier.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/documentary-about-the-danish-murakami-translator-mette-holm-premiered-at-the-idfa-festival-amsterdam-17-november-2017/denmark-dreamingmurakami_idfa_still_2_metteholm)
Mette Holm, photo tirée du documentaire Dreaming Murakami

La traductrice se sent parfaitement à l’aise dans l’imaginaire de Murakami, dans lequel les animaux parlent et où coexistent de multiples univers. Des conversations avec des collègues traducteurs, portant parfois sur un seul mot japonais, révèlent à quel point Holm s’implique dans son art. A l’instar de l’œuvre de l’écrivain, la langue japonaise reflète une réalité qui n’est pas celle que nous connaissons en Occident. « Comme s’ils pensaient de façon totalement différente », explique Holm. Et c’est bien cela qui fait que traduire l’œuvre de Murakami est plus qu’un travail, c’est un art de vivre. Tandis que Mette cherche la phrase capable de rendre parfaitement ce que les personnages solitaires et rêveurs de Murakami tentent de nous dire, la frontière entre la réalité et la fiction est de plus en plus floue.

Cliquez ici (http://www NULL.finalcutforreal NULL.dk/dreaming-murakami/) pour plus de renseignements sur le documentaire. Pour un lien direct avec la bande annonce, cliquez ici (https://vimeo NULL.com/242255046).

Macron : nous devons beaucoup aux traducteurs

Lors de la dernière Foire du livre de Francfort, le président de la république française, Emmanuel Macron, a prononcé un hommage appuyé à la profession de traducteur et annoncé la création en France d’un « vrai » prix de la traduction en langue française (N.B. : Il existe déjà plusieurs prix de traduction tout à fait reconnus en France.)

« La connaissance des langues, c’est la connaissance des livres et c’est le rôle éminent que jouent les traducteurs et je ne peux ici parler devant vous sans leur rendre l’hommage que nous leur devons parce que traduire, c’est faire le premier geste d’abord de nos diplomates, c’est faire parfois d’ailleurs le cœur de ce qu’ils font, c’est lever les incompris ou les malentendus, c’est parfois d’ailleurs lever les petits malentendus, c’est passer. Sans traducteurs, le multilinguisme n’existe pas et donc nous devons beaucoup, nos deux pays, à celles et ceux qui traduisent, qui d’un texte à l’autre, ne font pas deux réalités qui s’ignorent mais deux textes qui vont ensuite se répondre dans leur part de semblable et leur irréductible part d’incompréhensibilité, d’intraduisible, comme diraient quelques-uns d’entre vous dans cette salle.

Mais malgré ces intraduisibles et parce qu’il y a ces intraduisibles qui sont nos sentiments, nos Histoires embarquées, le fait que nos mots sont le produit de nos Histoires, nous devons infiniment à nos traducteurs. Jamais le moindre logiciel ne pourra remplacer le talent de Peter Handke traduisant René Char ou de Jacottet traduisant Hölderlin. Jamais parce que c’est dans les silences, c’est dans les mots qu’ils décident de ne pas traduire, c’est dans la respiration de la phrase qu’est la traduction. C’est dans le malentendu compris que le clin d’œil se trouve.

Tout cela, nous le devons à nos traducteurs et donc nos pays non seulement ont besoin des langues partagées, mais de la traduction par le livre et de la part d’intraduisible qui est en lui. C’est pourquoi je souhaite que nous puissions l’un et l’autre, pour ce qui concerne nos deux langues, continuer à encourager ce beau travail de la traduction et je souhaite, avec l’ensemble des éditeurs français, que nous puissions, au-delà du travail remarquable que vous conduisez d’ores et déjà aujourd’hui, redonner plus de noblesse encore à celles et ceux qui traduisent et, avec Madame la Ministre de la Culture, nous allons recréer un vrai prix de la traduction en langue française et vous accompagner, vous, éditeurs, vous, auteurs, vous, traducteurs, dans ce beau travail pour le mettre plus encore en valeur. »

Ce discours était bien sûr un signe très positif, et a été accueilli fort favorablement par la profession. Cependant, de nombreuses voix se sont élevées peu après pour réclamer, plutôt qu’un nouveau prix de traduction, que celle-ci soit rémunérée au juste prix.

En effet, quelques semaines à peine après ce discours, le gouvernement annonçait une hausse de la Contribution sociale généralisée – une taxe touchant tous les revenus – qui doit être largement compensée par une baisse de la cotisation chômage. Or les artistes-auteurs, donc entre autres les traducteurs, ne cotisent pas au chômage et verront donc leur pouvoir d’achat baisser au lieu d’augmenter. Les associations d’auteurs ont aussitôt adressé une lettre (http://www NULL.atlf NULL.org/hausse-de-la-csg-les-artistes-auteurs-ecrivent-au-president-et-au-1er-ministre/)à la présidence et au gouvernement afin de les alerter sur ce problème et lancé une pétition (http://www NULL.atlf NULL.org/csg-petition-des-artistes-auteurs/). Las, ces actions n’ont pas empêché l’Assemblée nationale de balayer en quelques minutes (https://www NULL.youtube NULL.com/watch?v=GY_TB6zKfRA&feature=share), et sans débat, une proposition d’amendement à la loi de finances qui visait à corriger cette injustice.

Toutefois, le gouvernement annonce travailler en ce moment à une solution équitable pour les artistes-auteurs. Un premier test pour la nouvelle ministre de la Culture, Françoise Nyssen, ancienne directrice des Éditions Actes Sud et grande figure de l’édition en France.

Conférence sur la traduction littéraire et le nazisme, protestations contre la marche néo-nazie à Göteborg – Journée internationale de la traduction 2017 en Suède

Du 28 septembre au 1er octobre 2017, la Foire du Livre de Göteborg (https://goteborg-bookfair NULL.com/) a accueilli « Place à la traduction », programme dédié à la traduction littéraire. La Journée internationale de la traduction (30 septembre) a été célébrée avec une table ronde sur « Les stratégies de la solitude » – trois traducteurs célèbres ont discuté de la solitude et de la coopération dans notre métier, ainsi que du désir de traduction, tout cela en l’honneur de St Jérôme. D’autres séminaires ont inclus des conférences et des débats sur des sujets allant de « La traduction du suédois en suédois » à « Rencontres du traducteur et de l’hiver. »

Une des conférences les plus marquantes fut donnée par le docteur Kate Sturge (http://www NULL.aston NULL.ac NULL.uk/lss/staff-directory/dr-kate-sturge/) de l’Institut Max Planck de Berlin, portant sur « La traduction littéraire en Allemagne nazie ». Elle a montré que la traduction per se ne peut être neutre. Elle a parlé notamment de ses recherches sur la façon dont la littérature scandinave et suédoise a été traduite en allemand sous l’Allemagne nazie, et comment dans certains cas ces traductions avaient été remaniées pour convenir à la politique nazie – parfois même seulement dans le titre ou la couverture du livre.

Ironie du calendrier, la conférence de Kate Sturge a coïncidé avec une marche que les néo-nazis suédois avaient programmée dans les rues de Göteborg. Du coup, les séminaires organisés pour la Journée internationale de la traduction ont eu très peu de public : de nombreux auteurs, journalistes et traducteurs se trouvaient parmi les 10000 personnes dans les rues pour contrer la marche nazie. Et avec succès ! Les nazis n’ont même pas pu commencer à défiler : ils durent renoncer en fin d’après-midi, après un long face à face avec la police et les citoyens ordinaires.

Le programme ambitieux « Place à la traduction » a été rendu possible grâce au travail acharné de Daniel Gustafsson de l’Académie Valand de Göteborg et John Swedenmark de la section Traducteurs de l’Union des écrivains suédois, et au soutien financier de l’Union des écrivains, Översättarcentrum, Kulturrädet, et des universités de Göteborg et Stockholm, entre autres.

Campagne espagnole « Auteurs invisibles » – Journée internationale de la traduction 2017 en Espagne

Le Ministère espagnol de la culture et de l’éducation a lancé la campagne « Autores invisibiles » (Auteurs invisibles) pour célébrer la Journée internationale de la traduction, soutenir les traducteurs et promouvoir leur visibilité. Cette initiative est le résultat d’efforts continus et constants de plusieurs associations de traducteurs (dont ACE Traductores (http://www NULL.ace-traductores NULL.org/)) pour une meilleure prise de conscience du travail essentiel accompli par les traducteurs.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/invisible-authors-spanish-campaign/spain-descubrealtraductor-okt17)

Cette campagne comprend la diffusion d’une vidéo dans de nombreux réseaux sociaux. Les principaux personnages apparaissant dans cette vidéo sont des traducteurs renommés comme Celia Filipetto (traductrice des romans d’Elena Ferrante et membre d’ACE Traductores et d’ACEC (http://www NULL.acec-web NULL.org/cat/default NULL.asp)), Gemma Rovira (traductrice de plusieurs titres de la série Harry Potter et membre d’ACE Traductores et d’APTIC), Marta Sánchez-Nieves (membre d’ACE Traductores et lauréate du Prix Esther Benitez l’an dernier), et David Jou (traducteur de Stephen Hawking et membre d’AELC (https://www NULL.escriptors NULL.cat/)). La vidéo s’accompagne d’une campagne sur Twitter #descubrealtraductor (« découvrez le traducteur »).

Espérons que de telles actions permettront une plus grande conscience de la traduction chez les lecteurs et une amélioration du statut des traducteurs.

Pour voir la vidéo, cliquez ici (https://www NULL.youtube NULL.com/watch?v=kPY_QFrvUnc&index=1&list=PLmAw6SZis81LI3osuxLJ7Kv156ngQ1m6U).

Vous pouvez aussi voir quelques-uns des interviews des traducteurs en cliquant ici (https://www NULL.facebook NULL.com/vidasextra/videos/251579762031986/), ici (https://www NULL.facebook NULL.com/vidasextra/videos/251201292069833/), et ici (https://www NULL.facebook NULL.com/vidasextra/videos/252269221963040/).

J’adore cet endroit ! – Journée internationale de la traduction 2017 à Varsovie

Comme les années précédentes, EUNIC Warszawa, la Représentation de la Commission européenne en Pologne, et l’Association polonaise des traducteurs littéraires (http://stl NULL.org NULL.pl/) ont célébré à Varsovie la Journée internationale de la traduction. Durant toute la journée, treize cours ont été donnés par des traducteurs renommés et expérimentés dans des lycées. Le soir, 130 personnes se sont retrouvées au Musée d’art moderne de Varsovie pour assister à une table ronde entre six traducteurs sur le thème « J’adore cet endroit ! » Des traducteurs de l’allemand, français, néerlandais et roumain ont lu et fait part de leurs réflexions sur des passages de leurs traductions qu’ils ont trouvés spécialement amusants, difficiles, drôles ou agréables à traduire, et ont révélé quels endroits cités dans les livres ils préféraient.

 

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/i-love-this-place-international-translation-day-2017-in-warsaw/02-10-2017-warszawa-fot-adam-burakowski)
Table ronde à Varsovie (Photo : Adam Burakowski)

Tour du monde de la traduction – Journée internationale de la traduction 2017 au Pays basque

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/around-the-world-in-translation/basque-country-logo)A l’occasion de la Journée internationale de la traduction, l’Association des traducteurs, correcteurs et interprètes de la langue basque (EIZI (http://www NULL.eizie NULL.eus/)) a lancé l’idée de faire traduire une phrase en basque dans le plus de langues possible.

Il s’agit de la phrase suivante, tirée d’un texte (Berbelitzenak (http://www NULL.eizie NULL.eus/en/Argitalpenak/alebereziak/grafikoa)) écrit par Anjel Lertxundi :

« Itzulpena ez da posible, baina itzulpenak bizi gaitu. »

Les participants ont envoyé 35 traductions dans 21 langues (voir ici (http://www NULL.eizie NULL.eus/en/Jarduerak/bestelako_egitasmoak/munduari_itzulia)). Un tirage au sort parmi les participants a permis au gagnant de gagner un exemplaire du livre.

La langue danoise à l’honneur à l’occasion de la Journée internationale de la traduction

Le 30 septembre, pour célébrer la Journée internationale de la traduction 2017, l’Association des traducteurs danois (http://danskforfatterforening NULL.dk/) accueillera une conférence à Copenhague sur le thème « Nuances du danois : renouvellement et/ou appauvrissement ». Il y aura aussi une foire des traducteurs, des ateliers, des tables rondes sur le sous-titrage de la série norvégienne Skam, la traduction d’Astérix, le langage du marketing, les mots comme œuvres d’art, et un débat sur la question « Qui détermine la langue ? »

Comme c’est maintenant la tradition depuis sept ans, la Journée internationale de la traduction permet de mettre en contact des traducteurs de domaines variés, notamment des traducteurs agréés par l’état, des interprètes, sous-titreurs, étudiants et chercheurs dans le domaine de la traduction, et des traducteurs littéraires. Les organisateurs attendent environ 140 participants, et la manifestation est gratuite et ouverte à tous.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/danish-language-in-focus-on-international-translation-day/danmark-translationsday-poster_h-dag2017)

Appel à candidatures : résidences à Prague et Brno

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/call-for-applications-residential-program-in-prague-and-brno/czech-republic-logo-sept17)Les traducteurs du tchèque sont de nouveau invités à visiter la République tchèque le printemps prochain. Le Centre littéraire tchèque offre des résidences à Prague et à Brno pouvant durer jusqu’à 4 semaines. Les traducteurs en résidence pourront ainsi rencontrer leurs auteurs, se familiariser avec la culture et la littérature locales, et présenter leur travail dans des lieux aussi prestigieux que la bibliothèque Vaclav Havel.

Date limite pour l’inscription : 25 octobre 2017.

Pour plus d’information, cliquez ici (http://www NULL.czechlit NULL.cz/cz/vyberove-rizeni-na-jarni-rezidencni-pobyty-ceskeho-literarniho-centra-v-praze-a-brne-vyhlaseno/).

Pour des renseignements sur les bourses et la promotion de la littérature tchèque à l’étranger, cliquez ici (http://www NULL.culturenet NULL.cz/en/Czech-in/literature/grants-for-publishing/).

Semaine de St Jérôme en Allemagne

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/german-translators-started-st-jeromes-week-in-hamburg/germany-weltlesebuhne-logo)La « Semaine de St Jérôme » allemande a débuté à Hambourg le 25 septembre au soir, lorsque des traducteurs anonymes rassemblés en groupe de thérapie ont fait leur « outing » en tant qu’accros au homard, à la beauté, au sang, à la musique et aux bananes au Nachtasyl de Hambourg, en lisant de courts passages de leurs traductions.

La semaine s’est poursuivie avec une cinquantaine de lectures, discussions et présentations de « traducteurs transparents » dans une douzaine de villes allemandes et à Zurich, ainsi que dans 7 Instituts Goethe à Alexandrie, Amsterdam, Le Caire, Kiev, Nanjing, Beijing, et Taschkent.

Pour plus d’information, cliquez ici (http://weltlesebuehne NULL.de/hieronymustag-2017 NULL.html).

15ème édition des « Journées de la traduction littéraire » (29 septembre-1er octobre 2017, Rome, Italie)

Les quinzièmes Giornate della Traduzione Letteraria (Journées de la traduction littéraire) se tiendront au Link Campus University de Rome, en Italie, du 29 septembre au 1er octobre 2017.

Cette année, le symposium organisé par Stefano Arduini et Ilide Carmignani sera consacré aux perspectives de l’édition. Parmi les invités d’honneur on trouve notamment Nicola Lagioia, écrivain et directeur de la Foire du Livre de Turin, le poète Valerio Magrelli et le linguiste Luca Serianni.

Pour plus d’information (en italien), cliquez ici (http://traduzione-editoria NULL.fusp NULL.it/giornate-traduzione-letteraria) et ici (https://www NULL.facebook NULL.com/GiornateTraduzioneLetteraria/).

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/15th-edition-of-days-of-literary-translation-29-september-1-october-2017-rome-italy/italy-days-sept17)
Le lieu du symposium : Casale di San Pio V à Rome

Deux traducteurs parmi les défenseurs des droits humains à Istamboul

Le 5 juillet 2017, dix défenseurs des droits humains issus de différentes organisations internationales qui participaient à un atelier sur l’île de Büyükada, à Istamboul, ont été arrêtés. Deux d’entre eux, İdil Eser et Özlem Dalkıran, sont également traductrices. Elles sont toutes deux membres de l’Association des traducteurs de Turquie. (Çevirmenler Birliği, ÇEVBİR).

Cet atelier à Istamboul, auquel assistaient huit défenseurs des droits humains de Turquie et animé par deux facilitateurs venus respectivement d’Allemagne et de Suède, était une réunion de routine destinée à assister les défenseurs des droits humains dans leurs activités.

Le 10 et 11 juillet 2017, la police a procédé à des fouilles dans les maisons des militants détenus, et a annoncé avoir saisi des clés USB et des disques durs, ainsi que d’autres équipements électroniques. Malgré le caractère secret de cette enquête, une campagne diffamatoire a été menée à l’encontre des militants dans certains organes des media turcs, et dans certains réseaux sociaux, les traitant d’espions.

Le 18 juillet 2017, les militants ont été accusés d’ « aide à une organisation terroriste armée. » Depuis, İdil Eser, Özlem Dalkıran, et les autres participants à l’atelier sont détenus dans des prisons d’Istamboul dans des conditions très strictes. Les dix défenseurs des droits humains emprisonnés rejettent ces accusations.

Ils sont toujours en prison et la date du procès n’est toujours pas connue. Il n’y a pas eu non plus d’inculpation, ce qui constitue une violation des droits inacceptable. Pour la campagne en faveur de la libération des défenseurs des droits humains, cliquez ici.

İdil Eser est depuis longtemps traductrice free lance (livres). Elle a aussi travaillé dans différentes organisations de la société civile en Turquie, dont la Fondation d’histoire, l’Assemblée des citoyens d’Helsinki, et Médecins sans frontières. Elle est présidente d’Amnesty International Turquie depuis 2016.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/two-translators-among-arrested-human-rights-defenders-in-istanbul/turkey-idileser-2-sept17)
İdil Eser

Özlem Dalkıran est traductrice free lance, auteure et activiste. En dehors de son travail de traductrice, elle œuvre en faveur des droits humains dans de nombreuses organisations comme Amnesty International Turquie, dont elle a été présidente pendant deux mandats, et l’Assemblée des citoyens d’Helsinki. Récemment, Özlem Dalkıran, qui est membre du Comité international du Prix Hrant Dink, a travaillé comme coordinatrice dans le réseau de media indépendant Bianet.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/two-translators-among-arrested-human-rights-defenders-in-istanbul/turkey-ozlemdalkiran-sept17)
Özlem Dalkıran

Appel à candidatures : Résidences d’artistes en Autriche (date limite : 18 septembre 2017)

En coopération avec KulturKontakt Autriche, la Chancellerie Fédérale d’Autriche offre 50 résidences d’artistes en Autriche (Vienne et Salzburg) pour 2018.

Les traducteurs devront avoir publié au moins deux traductions et obligatoirement traduire de la littérature autrichienne dans une autre langue. Les résidents pourront ainsi se familiariser avec la scène artistique autrichienne et l’environnement culturel, et rencontrer des artistes autrichiens. Ils devront mener à bien un projet pendant leur séjour et rédiger un rapport à la fin de la résidence.

Cette offre est ouverte aux artistes venant de l’étranger nés après le 31 décembre 1977 qui ont terminé leur formation. Les candidats seront choisis par des jurys d’experts dans les secteurs concernés.

Les candidatures seront envoyées sur la plateforme en ligne des Artistes en résidence, cliquez ici (https://work NULL.artists-in-residence-austria NULL.at/).

Date limite : 18 septembre 2017.

Pour plus de détails, cliquez ici (http://www NULL.artists-in-residence-austria NULL.at/).

Publication du « Rapport sur la valeur économique de la traduction de livres » en Espagne

ACE Traductores (http://ace-traductores NULL.org/) (Espagne) a présenté un Rapport sur la valeur économique de la traduction de livres, préparé par l’agence de conseil AFI et financé par le Ministère de la culture et CEDRO, le principal Centre espagnol des droits de reproduction.

L’objectif principal de ce rapport est de « vérifier, connaître et quantifier la valeur économique de la traduction de livres en Espagne, en tenant compte non seulement du nombre de publications mais aussi du nombre total des ventes, dont on peut présumer, en l’absence de statistiques, que l’impact est plus important. »

Voici quelques résultats de cette étude.

La proportion de titres traduits mis sur le marché chaque année varie entre 16% et 27%. Selon le rapport, ce chiffre correspond à 35% du chiffre d’affaires annuel des maisons d’édition, c’est-à-dire environ 294 millions d’euros. Cependant, en raison de la diminution de leur rémunération, les traducteurs ont vu leur pouvoir d’achat baisser considérablement.

A peu près 75% du marché de l’édition est contrôlé par 10 maisons ou groupes d’édition. Ce sont eux qui commandent la plupart des traductions, et donc les contrats qu’ils proposent offrent peu de place à la négociation. Ils peuvent procéder ainsi parce qu’il y a bien plus de traducteurs que de travail.

Le rapport révèle aussi l’existence d’une surprenante opacité du marché : les traducteurs doivent accepter de bonne foi la reddition des comptes fournie par l’éditeur. Trop souvent, les traducteurs sont dans l’obligation de la réclamer, car il est très probable que la clause sur les droits figurant au contrat a été violée.

Dans ses conclusions, l’agence de conseil fait quelques recommandations visant à garantir la conformité avec la législation actuelle, et à permettre de meilleures performances de la part d’un secteur aussi important pour l’économie espagnole.

Pour lire et /ou télécharger le livre blanc, cliquez ici (https://www NULL.dropbox NULL.com/s/ocsycg5olvcrgj8/Informe%20del%20valor%20econ%C3%B3mico%20de%20la%20traducci%C3%B3n%20editorial NULL.pdf?dl=0) (en espagnol).

D’autres infos sur ce sujet, en anglais (https://slator NULL.com/industry-news/the-plight-of-spains-literary-translators/) ou italien (http://www NULL.giornaledellalibreria NULL.it/news-mercato-quanto-vale-la-traduzione-editoriale-in-spagna-3076 NULL.html).

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/publication-of-the-report-on-the-economic-value-of-book-translation-in-spain/spain-report-aug17)
Oscar Sáenz de Santamaria, directeur général de l’Industrie espagnole du livre (centre gauche) et Carlos Fortea, président de l’association espagnole ACEtt (centre droit) lors de la présentation du rapport à Madrid

Appel à candidatures : bourses pour la traduction et la promotion internationale de la littérature et de textes philosophiques catalans

L’Institut Ramon Llull (http://www NULL.llull NULL.cat/catala/home/index NULL.cfm) a lancé un appel à candidatures pour des bourses pour la traduction et la promotion internationale de la littérature et de textes philosophiques catalans.

Les candidatures pour des activités de promotion de la littérature catalane et aranaise devront être envoyées au plus tard le 26 septembre 2017. Pour plus d’information sur les conditions d’attribution et la marche à suivre, cliquez ici (http://www NULL.llull NULL.cat/english/subvencions/promocio_literatura_intro NULL.cfm).

Les candidatures pour une bourse pour la traduction d’œuvres originales de littérature et philosophie catalanes devront être envoyées au plus tard le 24 octobre 2017. Pour plus d’information sur les conditions d’attribution et la marche à suivre, cliquez ici (http://www NULL.llull NULL.cat/english/subvencions/traduccio_literatura_intro NULL.cfm).

Les Traducteurs littéraires vers l’espagnol unissent leurs objectifs de chaque côté de l’Atlantique

Depuis quelques mois, plusieurs associations nationales de traducteurs littéraires vers l’espagnol – Mexique, Colombie, Argentine et Espagne – unissent leurs efforts pour améliorer les conditions de travail de leurs membres d’Amérique latine, pour contribuer au prestige de la profession et au développement de la culture en échangeant informations, expérience et savoir, et aussi pour promouvoir des programmes communs de formation.

Une déclaration d’intention a pu ainsi être signée en avril dernier à Buenos Aires. Nos collègues espagnols étaient représentés par Carlos Fortea, président de ACE Traductores (http://www NULL.ace-traductores NULL.org/).

Cette déclaration (en espagnol) est disponible en cliquant sur ce lien (http://ace-traductores NULL.org/node/845).

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/literary-translators-into-spanish-joining-objectives-on-both-sides-of-the-atlantic/spain-latin-juli17)
De gauche à droite : Estela Consigli, vice-présidente de AATI, Carlos Fortea, président de ACE Traductores, Lucila Cordone, secrétaire de AATI, Marita Propato, présidente de AATI.

L’organisation de gestion collective autrichienne gagne en justice contre Amazon

En 2007, le groupe Amazon a refusé de payer une redevance pour la copie privée sur la vente en ligne de supports d’enregistrement à des clients en Autriche. Amazon a été attaquée en justice par l’organisation de gestion collective autrichienne Austro-Mechana (http://www NULL.akm NULL.at/) et jugée passible par la Cour européenne de justice de payer la redevance. Toutefois la Cour a renvoyé le cas à la juridiction autrichienne afin qu’elle détermine les critères de distribution de cette redevance.

En Autriche, 50% des fonds générés par la redevance sur la copie privée sont distribués à des détenteurs individuels des droits, tandis que les 50% restants sont utilisés à des fins sociales, culturelles ou d’éducation, c’est à dire pour toutes sortes de projets initiés par des particuliers ou des institutions. Lorsque le Tribunal de première instance a conclu que pour un certain nombre de raisons Amazon n’avait pas à payer la redevance, c’est une importante source de financement des arts et de la culture ainsi que tout le système de gestion collective autrichienne qui ont été mis en danger.

Heureusement, au printemps 2017 la Cour suprême autrichienne a confirmé qu’Amazon était bien passible de payer la redevance sur la copie privée pour tous les types de supports d’enregistrement (y compris les téléphones portables) et que le système autrichien de gestion collective était en accord avec la législation nationale et européenne.

L’arrêté du jugement peut être consulté ici (https://tinyurl NULL.com/yb2tuu9g) (en allemand).

Le contrat type suédois pour les traducteurs est résilié, de nouvelles stratégies se mettent en place

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/swedish-model-contract-for-translators-terminated-new-strategies-in-the-making/sweden-oversattareloggahemsidan)L’Union des écrivains suédois (http://www NULL.forfattarforbundet NULL.se/) et l’Association des éditeurs suédois se sont mis d’accord sur un contrat type de traduction il y a plusieurs décennies. Ce contrat a été renégocié à plusieurs reprises, mais en général il a été respecté et utilisé presque à chaque fois que les éditeurs ont eu recours à des traducteurs littéraires, que le traducteur ou l’éditeur ait été membre des organisations signataires ou pas. En principe, le contrat garantissait au traducteur une rémunération pour son travail à la remise du manuscrit et une autre rémunération au titre de droits moraux ou d’auteur lors des nouvelles éditions sur des termes différents pour des formats différents. Si le livre n’avait pas été réimprimé dans les huit ans le traducteur pouvait reprendre gratuitement ses droits sur sa traduction.

Il y a environ deux ans, l’Union et l’Association ont entamé de nouvelles négociations pour réviser le contrat type. Celles-ci ne progressaient pas vite et n’étaient pas très constructives, s’enlisant souvent dans des discussions sans fin sur la législation fiscale et son impact sur la rémunération du traducteur. A la fin, l’Union a dû refuser une offre des éditeurs qui signifiait en pratique une baisse de leurs rémunérations et pas de rémunération pour les nouvelles éditions.

Deux mois plus tard, l’Association des éditeurs suédois a dénoncé le contrat type. Il prendra fin dès la fin du mois de juin.

La section traducteurs de l’Union des écrivains a recommandé à ses membres ainsi qu’aux éditeurs de s’en tenir à l’ancien contrat type, parce qu’il a été utilisé pendant de nombreuses années, que chacun sait comment l’utiliser et que ses termes sont à peu près justes pour les deux parties. On lui a indiqué que tous les éditeurs n’accepteraient pas cette proposition. Au contraire, les éditeurs essaient de mettre en place de nouveaux modèles de contrat dans leurs négociations avec les traducteurs isolés.

La section traducteurs de l’Union des écrivains travaille en ce moment à élaborer des stratégies pour faire face à la nouvelle situation du marché.

Pour obtenir le texte du contrat type désormais résilié, cliquez ici (http://oversattarsektionen NULL.se/avtalsalfabetet#agreement).

Bourse de résidence pour les traducteurs de littérature islandaise (date limite 1er octobre 2017)

Le Centre de littérature islandaise et l’Union des écrivains d’Islande offrent des bourses de résidence (http://www NULL.islit NULL.is/en/grants/) pour les traducteurs de littérature islandaise. Les candidats retenus obtiendront des résidences de deux à quatre semaines à Gunnarshús, la résidence des écrivains à Reykjavik, en 2018, excepté de juin à août.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/residency-grants-for-translators-of-icelandic-literature-deadline-1-october-2017/iceland-gunnarshus-3)
Gunnarshús, la maison blanche au milieu

La bourse comprend le voyage, le logement et une somme de 30 000 ISK par semaine, pour couvrir les dépenses durant le séjour.

La date limite pour l’inscription à la prochaine session est le 1er octobre 2017.

Le formulaire d’inscription en ligne sera disponible ici (https://form NULL.islit NULL.is/) quatre semaines avant la clôture des inscriptions.

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/residency-grants-for-translators-of-icelandic-literature-deadline-1-october-2017/iceland-gunnarshus-2)
l’intérieur de Gunnarshús

L’École européenne de traduction littéraire démarre avec un stage d’été : la formation du professeur de traduction littéraire (Rome, du 12 au 15 septembre 2017)

(https://www NULL.ceatl NULL.eu/european-school-of-literary-translation-starts-off-with-summer-school-training-the-teacher-of-literary-translation-rome-12-15-september-2017/petra-logo-eslt-juni17)Fondée depuis peu, l’École européenne de traduction littéraire a pour but de soutenir la traduction littéraire professionnelle en créant une infrastructure pan-européenne durable pour l’éducation des professeurs de traduction littéraire. L’ESLT contribuera à l’amélioration de la qualité des traductions littéraires et par là même, à la promotion de la diversité culturelle et littéraire européenne et à l’idéal européen d’une culture européenne partagée.

Quatre organismes partenaires participent à l’ESLT : le Centre britannique pour la traduction littéraire (BCLT (http://www NULL.bclt NULL.org NULL.uk/)), le Centre d’expertise pour la traduction littéraire (ELV (http://literairvertalen NULL.org/)), le Campus Link (http://linkinternational NULL.eu/) de l’Université de Rome et la Fondation San Pellegrino (Fusp (http://www NULL.fusp NULL.it/)). Cette collaboration découle du réseau PETRA-E, un réseau européen d’institutions dédié à l’éducation et la formation des traducteurs littéraires.

L’ESLT démarrera avec un stage d’été intitulé « La formation du professeur de traduction littéraire » qui se déroulera à Rome du 12 au 15 septembre 2017.

Ce stage rassemblera 20 traducteurs et enseignants venus de toute l’Europe et passionnés par l’enseignement de la traduction littéraire. Le programme de 3 jours sera constitué de conférences, débats, séminaires, ateliers et séances de tutorat individuel. Les sujets étudiés seront la révision et la reprise de traductions, l’évaluation et la notation, et le rôle de la théorie de la traduction dans un cursus pratique. L’ESLT mettra en œuvre le Cadre pour l’éducation et la formation des traducteurs littéraires élaboré par PETRA-E.

Les candidats seront choisis parmi :

  • Des traducteurs littéraires confirmés
  • Des enseignants dans les programmes internationaux de traduction littéraire ou des débutants intéressés par l’enseignement
  • Des professeurs motivés désireux de professionnaliser leurs capacités pédagogiques dans le domaine de la traduction littéraire.

Procédure d’inscription : les candidats au stage d’été de 2017 seront sélectionnés par les quatre organismes participants.

Pour plus de renseignements sur ce programme, cliquez ici (http://traduzione-editoria NULL.fusp NULL.it/european-school-of-literary-translation).

Pour plus de renseignements sur les modalités d’inscription, envoyez un e-mail à estl@fusp.it (estl null@null fusp NULL.it)

Date limite d’inscription : 23 juin 2017